Booba - Sénégal - Interview

Booba - Sénégal - Interview
Quelles sont vos impressions par rapport au concert de samedi et à l'accueil du public sénégalais ? Est-il différent du public français ?

Ce n'est pas la première fois qu'on chante au Sénégal et chaque fois qu'on vient, ça se passe bien : les mecs sont chauds, ils chantent, ils connaissent les paroles. C'est vraiment une bonne ambiance. En général, les Sénégalais sont plus chauds. En France, on a fait des concerts pareils aussi, mais c'est plus rare.


Vous avez un lien au Sénégal, puisque votre père est sénégalais. Est-ce qu'il vous a transmis la culture sénégalaise ?

Non... je n'ai pas grandi avec mon père. Je suis venu au Sénégal à 10 ans, donc j'ai appris tout ça en fait (Ndlr : la culture). Mais j'ai de la famille au Sénégal, qui est dispersée en peu partout ; à Sicap Baobab, Colobane ... Je la vois tout le temps... enfin, quand je viens. Ils sont venus à mon concert hier.


Et vous parlez le wolof ?

Non, je ne parle pas, mais je comprends un peu.


Qu'est-ce que ça vous fait de revenir dans votre pays d'origine et de revoir votre famille ?

Ca fait plaisir, mais ce n'est pas comme si c'était un continent perdu. C'est normal, quoi ! C'est comme si un Français va en Bretagne et va voir sa famille dans la maison campagne.


Quelle chanson attend le public sénégalais ? Aiment-ils des titres en particuliers ?

Bon, c'est partout pareil. Il y a des hits, des morceaux comme Numéro 10, Boulbi, Garde la pêche. Ce sont des singles, ça marche partout. Les Sénégalais aiment aussi les morceaux avec Akon, parce qu'il est sénégalais, alors par exemple Au bout des rêves. Mais ils vont peut-être moins «kiffer» les morceaux plus sombres-hardcore que j'ai dans les albums, mais plus les morceaux festifs.

Est-ce que vous pensez que les textes ont le même écho ici ? Il y a des textes dans lesquels vous vous référez beaucoup à la vie dans les banlieues françaises ...

Sûrement qu'il y a des textes que les Sénégalais comprennent peut-être moins. Mais la banlieue, c'est international - c'est le même combat. L'important, c'est que tu trouves du travail. Dans tous les quartiers du monde c'est la même chose. Chaque société marche de la même façon : il y a des riches, il y a des moins riches et il y ceux qui essaient de s'en sortir. C'est eux qui galèrent, c'est partout pareil : en Angleterre, en France, aux Etats- Unis et au Sénégal. Mais ici, c'est encore plus dur. En France, tu as quand même des moyens de faire quelque chose. Ici, il y a pas mal des pauvres. Mais ce n'est pas parce que tu viens de la banlieue que tu ne peux pas t'en sortir. Tu peux voyager, tu peux quitter la France ... Alors, la banlieue c'est partout pareil. Sauf ici au Sénégal, c'est plus dur pour s'en sortir. C'est l'Afrique, c'est une impasse, c'est un autre monde. Tu ne peux pas comparer !
C'est pour ça que les mecs quittent le Sénégal. C'est pour ça, qu'il y a tant d'immigrés. C'est super dur ici - l'économie, elle n'est pas comme en Europe.


Quel message voulez-vous faire passer par vos paroles ? C'est un encouragement pour les jeunes ?

Ben... moi, j'ai pas vraiment de message. Mais je crois, qu'il faut avoir un but. Si tu n'as envie de rien faire, tu ne réussis pas. Alors, c'est le courage. Le message, c'est de se trouver un but et d'essayer d'y arriver et de s'en sortir. C'est d'arrêter de se plaindre sans initier des choses.
(Cheikhou Tall, l'organisateur prend la parole): C'est la raison pour laquelle on l'a fait venir. Booba, il est la preuve qu'on peut y arriver. Il s'est fait lui-même sa modèle de réussite. Il a fait exactement cela.


Pensez-vous qu'il puisse encourager les jeunes sénégalais ?

Cheikhou Tall: Bien sûr. On connait son histoire ici. Ils la connaissent tous et ils le voient comme leur frère sénégalais. Il est un modèle ici pour beaucoup de jeunes. Quand il se promène dans ses quartiers ici, il apporte le bonheur aux gens. Il leur montre sa réussite. Il montre que des noirs aussi peuvent réussir.


Justement vous évoquez très souvent l'argent dans vos chansons... Et vous avez été plusieurs fois dans la critique pour votre côté bling-bling...?

Ben moi, je me fais plaisir. Quand tu es petit, tu joues aux petites voitures de Ferrari. Si je suis grand et j'ai les moyens pour m'en offrir une, je m'en achète une. J'ai aimé ça quand j'étais petit, j'aime ça aujourd'hui. Tout le monde aime des belles voitures. Je ne suis pas matérialiste, mais j'aime bien les belles choses. Si j'ai les moyens, je ne vois pas pourquoi je m'en priverais, je ne vois pas ce qu'il y a de mal et je ne vois pas pourquoi je m'en cacherais. Quand je vois un mec qui a réussi, rouler en grosse voiture, je vois qu'il se fait plaisir, qu'il a réussi, ça motive. Ca donne envie de réussir. Je me dis : «Ah, si lui, il l'a fait, moi aussi je pourrais faire ça.»


Est-ce qu'aujourd'hui vous pensez avoir réussi à réaliser votre rêve ?

Non, non, non... je n'ai pas encore réussi à réaliser mon rêve. Je suis petit encore.


Que voulez-vous davantage ?

Encore plus d'argent. Pour moi, l'argent, c'est la liberté, donc... Voilà : plus de réussite, plus de succès, plus d'argent. En tous cas, quand j'aurai réussi, je vais arrêter. Quand je me dirai que j'ai assez d'argent pour me faire une vie simple sans rien faire. (Il rit)


Par rapport à l'avenir... Vous allez bientôt sortir un nouvel album ? Et comptez-vous revenir au Sénégal ?

Le nouvel album va sortir fin 2009, début 2010. Et bien sûr, on va revenir ! Sûrement en 2010...

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Articles sur Booba pour son concert aux Cices :: TCHEK and TCHEK

Interview de Booba au Sénégal :: TCHEK

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S I S T E R

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 09:29

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 16:52

1. Intro
2. Booba: A3 (Inedit)
3. Booba: Double Poney (Inedit)
4. Dosseh: Non Stop
5. Bienvenue Dans Le Texas
6. Ne Me Parle Pas De Rue
7. Despo Rutti: Trashhh
8. Booba: La Vie En Rouge (Inedit)
9. Busy Signal Feat. Alborosie: Murderer
10. Capleton Feat Booba : Liberation Time (Remix) (Inedit)
11. Unité Spéciale Feat Ngo: Millionnaire
12. Diamond Girl
13. Booba: Rats Des Villes (Inedit)
14. Reste En Chien
15. Booba: Salade Tomates Oignons (Yuksek Remix)
16. Naadei: Ride
17. Humphrey: Un Grand De Demain
18. Booba Feat Djé, Brams & Mala: On Contrôle La Zone (Inedit)
19. Seth Gueko: Démarrer
20. Soma: El Dorado
21. Maman Dort
22. Booba: Foetus (Inedit)
23. Double Poney (Instru)
24. Rats Des Villes (Instru)
25. On Contrôle La Zone (Instru)

# Posté le samedi 18 juillet 2009 07:57

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 06:17

Apres une longue absence , je revien (provisoirement), avec quel que News !



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LIBERTY CITY SHOP

Centre gare : 6-8 Rue Isidore Nerat 93600 Aulnay S-Bl
TEL : 01.48.66.58.36

LE GROUPE UNITE SPECIALE SUR AUTOPSIE VOL. 3

Booba dans le RAP/RNB 130
-Une page lui est consacré | -Lyrics de "Pourvu qu'elles m'aiment"

Booba
en concert le 29 mai à Essey-les-Nancy au club " NightLE SOFFA"

Booba
sera présent à partir du 15 juin sur Goom radio dans l'émission "48 HEURES LIVE NON STOP" qui commence à 12h

Mala
& Dj Medi Med sur Goom

INTERVIEW DE B2O POUR VERSUS LE FILM

# Posté le samedi 13 juin 2009 09:42

Modifié le lundi 13 juillet 2009 09:03

Star du rap et grand amateur de sport, Booba se confie en exclusivité pour Aujourd'hui Sport. Comme sur scène, il se livre à 100 %.

Ma pratique

«J'aime souffrir». «Chez moi, à Miami, j'ai un entraîneur personnel. Je fais du sport avec lui quatre à cinq fois par semaine durant deux heures. C'est dur... Je morfle. Mais j'ai besoin de souffrir, j'aime ça. Pourtant, je suis dégoûté avant de m'entraîner. Mais je me sens tellement bien après. Je ne fais pas du sport pour m'amuser. J'ai besoin de me lancer des défis, de me surpasser. Le sport, c'est ma drogue. Sans, je suis mal dans ma peau et dans ma tête. J'ai l'impression d'être une loque. Comme un animal, j'ai besoin de me dépenser. Je suis un chien. Il faut me sortir. Rater un entraînement, pour moi, c'est un déshonneur. A l'école, déjà, je voulais courir plus vite que les autres, sauter plus loin et plus haut. J'ai toujours voulu être le meilleur. Enfin, dans les sports individuels, car dans les sports co je suis un ?cake?. Petit, j'ai fait de l'athlétisme au Stade Français. Je faisais du cross. Puis, j'ai fait du kung-fu pendant deux ou trois ans. J'ai même été champion de France minimes de tao (kata). De 11 à 14 ans, j'ai vécu à Cagnes-sur-Mer. Là-bas, je me suis mis au foot, mais je suis super nul avec un ballon. J'ai passé mon temps sur le banc de touche. On ne me faisait entrer que quand il pleuvait et qu'il y avait de la boue. Pour que je puisse tacler ! Ça m'aurait bien dit de devenir footballeur, mais j'étais trop mauvais. Alors j'ai arrêté. J'ai aussi fait du basket et du ping-pong, mais mon sport de prédilection, c'est la boxe thaïe.»

La boxe thaïe

«Je suis invaincu». Il y a deux ans, quand je vivais à Londres, je faisais de la muscu et j'ai vu un ring. Je n'avais pas fait de boxe thaïe depuis un an, mais j'y suis allé. Le prof a vu que je me débrouillais. ?T'es chaud ??, m'a-t-il demandé. Là-bas, j'étais un inconnu. Pour ne pas déshonorer mon maître, j'ai dit oui. Mais j'ai regretté... Avant le combat, je me suis dit : ?Mais qu'est-ce que je f... là ?? Je n'étais pas près du tout. Je suis donc allé à Manchester en voiture. Je ne savais pas qui j'allais combattre. Je me revois me dire : ?Je suis un «ouf»...? J'ai finalement gagné ce combat amateur. J'étais mort, lessivé, mais fier de moi. Plus tard, j'ai fait un deuxième gala à Londres. Mieux préparé, j'ai gagné haut la main. Ce n'étaient que deux petits combats, mais je suis invaincu en boxe thaïe (rires).»

Le sport en prison

«Une question de survie». «Au total, j'ai passé vingt-six mois en prison. D'abord, j'y suis resté dix-huit mois de 20 à 22 ans pour agression avec arme, puis quatre mois pour tentative de meurtre et quatre mois pour recel de voitures. Avant d'y aller, je détestais la muscu. Pousser de la fonte, ce n'est pas très attirant. J'ai toujours préféré cavaler ou me battre. Mais là-bas, il n'y avait rien d'autre à faire... et il fallait être costaud pour se défendre. C'était une question de survie. L'athlé ne m'aurait servi à rien. On m'aurait rattrapé à un moment ou à un autre (rires).

Mon club

Je kiffe le PSG» «Même si je suis un gars de Boulogne, à deux pas du Parc des Princes, je n'y suis allé qu'une fois. J'étais invité par Mamadou Sakho, qui est un pote. Je l'ai rencontré en boîte. Capitaine du PSG à 17 ans, c'est quelque chose. Il a un grand avenir devant lui. Ensemble, on a parlé du club. Il met du Unkut (la marque de vêtements de Booba) et il est sénégalais comme moi. Surtout, il est cool. Je kiffe le PSG. J'espère qu'ils vont remporter le titre. Paris, c'est chez moi. Donc, forcément, je ne peux pas blairer l'OM. Les rappeurs et les footballeurs viennent du même milieu. On est partis de rien et on a trouvé le chemin de la réussite. Tous les rappeurs ont voulu devenir footballeurs, et vice-versa. On veut tous de belles bagnoles et de gros contrats. A Marseille, tous les rappeurs sont à fond sur l'OM. Toute la ville vit pour son club. Ils n'ont que ça. Paris, c'est la capitale. Même si je kiffe le PSG, on n'a pas que ça à f... Récemment, Joeystarr a arrêté un concert à Marseille pour lancer au public : ?Paris est magique !? C'est bien. Même s'il a sa sécurité avec lui, il a défendu Paris. J'aurais fait pareil.

La NBA

Mon ami TP» «J'aime regarder le basket à la télé. Enfin, la NBA ! Le basket français, c'est tout pourri. A Miami, je vais voir mon pote Yakhouba Diawara qui m'invite pour voir les Heat, son équipe. Je connais bien Ronny Turiaf et Tony Parker aussi. Là-bas, l'ambiance est mortelle. Ce n'est pas Coubertin avec ses trompettes et ses tambours. Là-bas, j'ai envie de me pendre. J'ai connu TP à l'occasion de son premier All-Star Game, il y a plus de deux ans, où il avait fait un concert. C'était sympa, mais c'était peut-être un peu prématuré pour lui. Le rappeur Fabulous, qui était avec nous sur scène, était arrivé à la dernière seconde. Tony était en panique. Moi, j'étais mort de rire. Shaquille O'Neal est le seul, pour l'instant, à avoir vraiment réussi à cumuler basket et rap. Je comprends que des sportifs veuillent faire du rap, mais c'est comme le basket : il ne suffit pas de vouloir devenir rappeur pour réussir. Lors du All-Star Game, je me suis endormi avant la mi-temps. Quand il n'y a pas de compétition, ça me fait chier. Une autre fois, je suis allé à San Antonio voir Tony à l'entraînement. Il était impressionnant. C'est là que j'ai compris sa puissance. Comme Ronaldinho, TP fait des trucs de ?ouf?. Dans la vie, c'est un mec simple, généreux et gentil. Il m'a accueilli chez lui, m'a montré ses bagues de champion NBA. TP, c'est un battant. Il est l'emblème du rêve américain. Il est du niveau de Zidane. C'est le plus grand sportif français actuel. Avec Eva Longoria, ils forment un couple normal. Elle est cool. Elle connaît même les paroles de Boolbi (une chanson de Booba). Ils vivent un conte de fées. Moi, non. Mon rêve, c'est de ne rien faire. Peut-être juste du sport...






Raphaël Domenach
rdomenach@asport.fr






# Posté le mardi 05 mai 2009 13:55